MURON. -- Une décharge de plombs a légèrement blessé Marie-Claire Penot, inspectrice de la fondation Bardot, dimanche après-midi. Le tireur, un homme de 59 ans, a assuré aux enquêteurs qu'il voulait simplement intimider la jeune femme Le chasseur tire sur l'inspectrice de la fondation Bardot
C'est une balade à travers les marais qui s'est achevée dimanche par une décharge de plombs dans le dos pour une inspectrice de la fondation Brigitte-Bardot. Transportée au centre hospitalier de Rochefort, elle ne souffre heureusement que de blessures superficielles. Son agresseur, un chasseur de Muron, est depuis en garde à vue chez les gendarmes. Tout commence vers 15 heures par la recontre fortuite de cette femme d'une trentaine d'années avec un groupe de quatre chasseurs près de l'Ile d'Albe, à Muron. La discussion qui s'engage tourne aussitôt à l'échange d'insultes. Le chasseur aurait ainsi expliqué avoir d'abord été traité « d'assassin » par sa future victime. « Cet homme m'a manqué de respect, il a été vulgaire et il voulait s'en prendre à mes chiens », répond aujourd'hui Marie-Claire Penot. « Je lui ai dit que ce n'est pas parce qu'il avait un fusil dans les mains qu'il devait se croire tout permis. »
« J'ai eu peur ». Le chasseur, un homme de 59 ans, met alors en joue la promeneuse qui tente de fuir. « J'ai eu peur, d'ailleurs quelques secondes plus tard je recevais deux plombs dans la tête, un sur le bras et un autre dans le bas du dos. Si j'étais restée face à lui, la décharge m'aurait touchée en plein visage ». Si les enquêteurs confirment que le coup de carabine était volontaire, ils nuancent en revanche la détermination du tireur, se contentant d'évoquer un geste d'intimidation. Il sera pourtant poursuivi pour violences volontaires avec arme. « L'auteur est allé au bout de son geste, mais il nous dit avoir voulu tirer au-dessus de la tête de la jeune femme pour l'impressionner », répète le chef d'escadron Béréziat, qui reconnaît également que l'homme avait bu au moment des faits. Interpellé quelques minutes plus tard sur les lieux de l'agression, le chasseur ne cesse depuis d'affirmer qu'il ignorait l'appartenance de sa victime à la fondation Brigitte-Bardot. Un témoignage que dément Anne-Marie Penot. « C'est vrai que je ne le connaissais pas, mais nous habitons dans la même commune, et la façon dont il s'est adressé à moi montre qu'il savait qui j'étais. » Par l'intermédiaire d'un communiqué, la fondation Brigitte-Bardot a annoncé hier soir qu'elle serait « particulièrement attentive aux suites judiciaires de cette affaire », tout en demandant aux pouvoirs publics de « prendre conscience de la gravité de tels actes commis par des chasseurs qui font la démonstration de leur dangerosité pour tous les usagers de la nature ». |