http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/176503/c-etait-pourtant-un-ancien-toilettage.html
(29/06/2007)
Des chats et des chiens retrouvés morts au milieu des déchets dans le centre de Jodoigne JODOIGNE "Non aux abandons", "Nous montons la garde" : deux phrases, deux autocollants plaqués au rez-de-chaussée du n° 5 de la rue Saint-Médard, à Jodoigne (Brabant wallon), qui tombaient mal à propos jeudi après midi lorsque tant la police que la Protection civile ont pénétré dans cette habitation anciennement dédiée au toilettage pour animaux sous le nom de Au Poil.
C'est que plusieurs bêtes y ont été retrouvées mortes. "Pour les chiens, j'en ai aperçu deux, expliquait un agent de police au sortir du bâtiment.
S'il y a d'autres cadavres, je ne les ai pas vus à cause du brol, des déjections, des vêtements qui sont amoncelés partout. Quant aux chats, il y en a tout plein : des petits, des grands, des morts, des vivants."
Et d'ajouter pour tous ceux qui ne pouvaient pas entrer : "Le rez-de-chaussée, c'est les jardins d'Annevoie par rapport à ce qu'on trouve à l'étage".
De quoi faire tomber des nues la locataire des lieux - qui n'habitait fatalement plus là depuis quelque temps - à son arrivée sur place, vers 17 h
15 : "Je suis débordée depuis que je dois m'occuper de ma maman. Les chiens sont morts comme ça. Je ne savais plus quoi faire... Et les chats ? Aucun n'est mort ! Je leur apportais régulièrement de l'eau. Tous les deux jours."
Rapidement, face au problème et au milieu des odeurs, le bourgmestre Jean-Paul Wahl a pris un arrêté de police pour faire évacuer l'immeuble.
À noter que la locataire pourrait bien se retrouver en justice pour maltraitance d'animaux. Et pas forcément sur plainte d'une association de protection de ces derniers.
Ces visites qui ont rythmé la fin d'après-midi de tout le quartier (et suscité une réelle colère des riverains), c'est à un voisin qu'elles sont dues. "J'habite juste à côté, témoigne ce dernier. Deux fois, j'ai fait venir la police à cause des odeurs pestilentielles. C'était invivable. Je ne pouvais plus ouvrir ma fenêtre."
Un mécontentement qui devrait cesser d'ici peu puisque, après le passage destiné à une première désinfection de la Protection civile jeudi en fin de journée, la ville de Jodoigne allait mandater une société de nettoyage pour terminer le travail. Celle-ci sera ensuite rétribuée par la locataire. "Et si elle ne le fait pas, la ville fera vendre la maison pour se rembourser", conclut le mayeur.
G. H. |