| mercredi 31 octobre 2007, a 15:53 |
| les sangliers dans la ville : normal la veille battue |
http://www.leparisien.com/home/maville/essonne/articles.htm?articleid=291344340
Essonne
Les pelouses de la résidence du Petit-Bois ont été saccagées hier. Les responsables du méfait ? Une quinzaine d'invités surprises au groin ravageur.
OBÉLIX en aurait fait un copieux banquet. Une harde de 16 sangliers s'est promenée hier, aux alentours de 8 heures, à Yerres dans la résidence du Petit-Bois. « Je les ai vus en ouvrant mes volets. Au réveil, ça fait drôle, sourit Catherine, gardienne depuis bientôt six ans. C'est la première fois que cela se produit. » Pendant plus d'une heure, les animaux ont arpenté les pelouses entre les immeubles, causant au passage d'importants dégâts. A 9 heures, les policiers appelés sur les lieux, ont raccompagné les cochons sauvages vers la forêt toute proche.
Entre-temps, les sangliers ont laissé des traces. La vue du gazon saccagé est impressionnante. « On dirait qu'un tracteur est passé ! » s'étonne un habitant. Des hommes ou des animaux, difficile de savoir qui étaient les plus paniqués. « La résidence est close. Les sangliers cherchaient un moyen de s'enfuir. Ils étaient complètement effrayés, sourit la gardienne. Ils ne font pas vraiment peur. Ils sont même très beaux à voir. Je viens de la campagne, j'ai l'habitude. »
Des balcons des appartements, les habitants ont profité du spectacle. Certains ont pris des photos, d'autres ont même filmé. « J'ai tout de suite sorti mon caméscope, s'exclame Bruno. J'étais dehors en train de promener mes chiens. Ils sentaient quelque chose. J'ai cru à un renard, comme il en passe souvent. Quand j'ai entendu le bruit des sabots, je me suis posé des questions. Et quand j'ai vu les sangliers, j'ai halluciné ! »
Eric Dumarquez, responsable départemental de la fédération de chasse, avance quelques raisons à cette insolite incursion. « Ils n'ont rien à manger en ce moment alors ils s'aventurent en ville et fouillent le sol avec leur groin, à la recherche de vers et de larves, remontés à la surface à cause de la pluie. Nous sommes aussi en pleine période de chasse. Ils sont perturbés. » Une battue avait d'ailleurs lieu hier à Villecresnes (94), à quelques centaines de mètres de la résidence.
Les marcassins et leurs parents ont finalement pu regagner la forêt, en descendant la rue des Glaïeuls toute proche, escortés... par les forces de l'ordre. Jean-Pierre habite là, au pied de l'avenue, où un petit sentier s'enfonce dans le bois. « Les sangliers rentrent et sortent ici. Ils viennent souvent », dit-il, pointant du doigt les arbustes arrachés qu'il avait plantés récemment devant sa clôture : « Ils n'ont mangé que les racines. Ce sont des gourmets en plus ! » |
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